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| M. François Fillon, Premier ministre de la République française |
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Mesdames, Messieurs,
Je n’ai pas eu à hésiter longtemps lorsque, peu après mon entrée en fonction en mai 2007, le Ministre-président, Monsieur Rüttgers, m’a demandé si j’assumerais avec lui le haut patronage de la « Saison France-Rhénanie du Nord-Westphalie ». La relation franco-allemande me tient à cœur depuis toujours.
La grande œuvre du rhénan Konrad Adenauer et du Général de Gaulle fut d’avoir réalisé l’aspiration de nos deux peuples à la réconciliation. La tâche qui nous incombe aujourd’hui consiste à poursuivre et développer ce qui a été réalisé. Nous devons maintenir l’intérêt que nous nous portons mutuellement, le raviver sans cesse. Aujourd’hui comme hier, il s’agit d’une ambition forte : la paix acquise, l’enjeu est maintenant la consolidation de notre bien-être commun et la définition de notre avenir partagé.
Le partenariat franco-allemand et la prospérité de l’Union européenne n’ont aucun caractère automatique, ils doivent chaque jour être démontrés, réaffirmés, entretenus. L’expérience montre que la paix entre des voisins de puissance analogue est l’exception et non la règle. En rester conscients est notre responsabilité historique.
Tout en étant fondamental, cet enjeu se décline en priorités concrètes, dans notre vie de tous les jours.
A cet égard, c’est avec une grande satisfaction que j’ai pu contribuer à l’un des acquis notables des dernières années, comme co-éditeur, en tant que ministre de l’Education, du premier manuel d’histoire franco-allemand. J’ai pu mesurer le caractère novateur de cette initiative en constatant le mélange d’étonnement et d’incrédulité qu’elle a inspiré aux représentants des autres Etats. Je ne saurais trop recommander la lecture de cet ouvrage dans les écoles. Il offre une nouvelle approche aux élèves : ne plus étudier deux histoires successives mais appréhender l’Histoire de façon différenciée, selon plusieurs points de vue.
La saison France-Rhénanie du Nord-Westphalie est une année d’échanges intensifs, alimentés par de nombreuses manifestations ambitieuses. Un projet se détache à mes yeux : le jour de l’Unité allemande, en octobre de cette année, des milliers d’enfants originaires de ce Land fédéral participeront à la Nuit blanche à Paris, présenteront des pièces de théâtre, feront la connaissance d’amis français et découvriront la magie de notre capitale. Quel rêve plus magnifique auraient pu faire nos ancêtres il y a cent ans ?
C’est avec fierté que j’apporte mon patronage à ce projet, et c’est de tout cœur que je souhaite son succès.
Je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de toute ma considération.
François Fillon